Apport de la réalité augmentée comme aide technologique pour le maintien de l’autonomie de personnes présentant une maladie neurologique : revue narrative de la littérature

Contribution of augmented reality as a technological aid for maintaining the autonomy of people with a neurological disease: a narrative review of the literature

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Summary :

Introduction. Cognitive disorders can limit participation of people with neurological diseases in daily life activities, and more specifically when navigating in their outdoor environment. Augmented Reality (AR) tools seem promising for compensating these difficulties.
Aim. Our main objective was to detail and discuss the existing application fields of AR devices for people with neurological disorders.
Methods. We conducted our literature review between August and September 2021 using 2 databases: Medline and Scopus, with the following keywords: “augmented reality” AND: “neurological” (and synonyms: “neurology”, “neurologic”), “disorientation”, “mild cognitive”, “aid”, “cognition”.
Results. We selected and analysed 13 studies. The selected articles show a good acceptance of AR devices by the participants. Research focused on navigation tasks showed that most of the participants were able to complete the navigation task without any other assistance. The notion of cognitive load
which influences the user’s safety during the navigation task when using augmented reality, was often taken into account.
Conclusion. We defined a framework for the use of AR that can be applied in rehabilitation and to consider its future use in the person’s environment as a technological aid for spatial navigation. Further studies on the cognitive load in people with neurological pathology are necessary to compare the results obtained to ones on healthy participants.

INTRODUCTION

Les Accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les maladies neurodégénératives font partie des affections neurologiques les plus répandues en France. D’après la société française neuro-vasculaire citant l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’incidence mondiale des AVC augmentera progressivement au cours des prochaines années, passant de 16 millions en 2005 à 23 millions en 2030 (SFNV, 2021). À la phase aiguë (J0 à J14) de survenue d’un AVC, une personne sur deux présente des troubles cognitifs. Pour les deux tiers de ces personnes, il s’agit de troubles cognitifs légers et, pour le tiers restant, de troubles cognitifs majeurs (Godefroy et al., 2018). Concernant les pathologies neurodégénératives, la démence de type Alzheimer est la première cause de démence dans le monde et représente entre 60 et 70 % des cas. La démence, toute origine confondue, est la cause principale de handicap et de dépendance chez les personnes âgées (OMS, 2021). Le rapport mondial sur la démence de type Alzheimer estime qu’en 2015 près de 47 millions de personnes dans le monde étaient atteintes d’une forme de démence (Prince et al., 2015). Il est évalué que ce chiffre double environ tous les vingt ans, il pourrait donc atteindre près de 75 millions de malades en 2030 et plus de 131 millions en 2050. La maladie de Parkinson est la deuxième pathologie neurodégénérative la plus répandue avec une incidence mondiale estimée à plus de 6 millions de personnes en 2017. Les prévisions pour 2040 sont un doublement du nombre de cas (France Parkinson, 2020). Ces pathologies d’ordre neurologique ont pour similitude l’apparition de troubles cognitifs plus ou moins importants en fonction de la sévérité de l’atteinte ou de l’évolution de la pathologie. Ces troubles cognitifs peuvent limiter la personne dans la réalisation de ses activités instrumentales de vie quotidienne, et réduire son autonomie, notamment dans la réalisation des déplacements extérieurs, en présentant des troubles de la cognition spatiale. Pour rééduquer ou compenser ces troubles cognitifs, nous assistons au développement actuel d’outils de réalité augmentée. La réalité augmentée se définit par la « superposition d’éléments virtuels en 3D en temps réel dans l’environnement physique réel de la personne » (D’Cunha et al., 2019) à la différence de la réalité virtuelle qui est une « immersion dans un environnement virtuel comprenant la totalité du champ de vision » (Sutherland et al., 2019). Durant la session d’utilisation du dispositif de réalité augmentée, l’utilisateur conservera la conscience de son environnement (interaction avec des objets en 3D, par exemple). L’objectif est de donner à l’utilisateur la sensation que ce qu’il observe est parfaitement intégré dans son environnement. Les débuts de la réalité augmentée remontent à plus de cinquante ans, le premier système ayant été créé par un scientifique en informatique américain, Ivan Sutherland, en 1968. Depuis, nous assistons à une évolution continue de la réalité augmentée pour arriver à une utilisation par le grand public. Les interfaces utilisées peuvent être des smartphones, des tablettes, ou encore des casques de réalité augmentée comme le casque HoloLens® (voir figure 1) ainsi que des Head-Up Displays (HUD), que l’on pourrait traduire par « affichage tête haute », comme les Google Glass® (voir figure 2).

Figure 1. Microsoft HoloLens®.

 

Figure 2. Google Glass®.

Dans le domaine de la recherche, le nombre de publications scientifiques relatives à la réalité augmentée ne fait que s’accroître (voir figure 3 : 85 articles référencés par le moteur de recherche de données bibliographiques Medline (PubMed) en 2012 contre 782 en 2021).

Figure 3. Diagramme présentant l’évolution des résultats de la recherche (PubMed) avec pour mot clé : “augmented reality”.

Gorman et Gustafsson (2020) ont publié une revue narrative de l’utilisation de la réalité augmentée en rééducation auprès les personnes victimes d’un AVC. Les dispositifs développés actuellement ont pour principaux objectifs l’évaluation (Collins et al., 2016) et la rééducation d’un membre supérieur ou inférieur parétique ou la modernisation de méthodes de rééducation existantes, telles que la thérapie miroir (Hoermann et al., 2017). L’utilisation de la réalité augmentée dans la rééducation neurologique a montré des résultats positifs sur le plan de l’acceptation de l’outil et de la motivation des patients, mais également pour l’amélioration de la fonction motrice d’un membre supérieur parétique (Assis et al., 2014 ; Colomer et al., 2016).

L’ergothérapeute tient un rôle dans le conseil et l’accompagnement de la personne présentant une affection neurologique concernant le choix des aides techniques et technologiques qu’elle utilisera lors de son retour à domicile. L’objectif est de favoriser la participation de la personne dans les activités quotidiennes (référentiel : diplôme d’État d’ergothérapie). La réalité augmentée qui sera utilisée à l’avenir dans le cadre d’une assistance technologique pourrait être alors préconisée par l’ergothérapeute. Malgré le fait que ces outils soient, à ce jour, peu répandus sur le marché commercial, l’ergothérapeute tient cependant un rôle essentiel dans le développement de ce type d’outil (Gorman & Gustafsson, 2020). Sa connaissance de la personne présentant une maladie neurologique lui permet de proposer un outil et de l’adapter au plus proche des besoins de la personne.

Dans notre analyse, nous nous appuierons également sur deux revues de littérature : celles de Gorman et Gustafsson (2020) et de D’Cunha et al. (2019), dont le champ d’intérêt est moins large que notre recherche actuelle, mais dont nous avons extrait certains articles présentés.

L’objectif de notre travail est de réaliser une revue narrative de la littérature actuelle concernant l’utilisation de la réalité augmentée pour des personnes atteintes d’une pathologie neurologique présentant des troubles cognitifs et de définir l’intérêt de cette technologie comme moyen de compensation pour la personne lors de ses déplacements : cet article abordera une approche centrée sur l’aide apportée par l’outil pour garantir un maintien de l’autonomie notamment dans la réalisation d’activités de vie quotidienne et des déplacements. Il y sera également discuté de l’acceptabilité et de l’acceptation des utilisateurs vis-à-vis de cette technologie. Nous évoquerons également les effets de l’utilisation de la réalité augmentée sur la charge cognitive. Effectivement, il nous semble pertinent de questionner la capacité cognitive des personnes atteintes d’une pathologie neurologique à utiliser un dispositif de réalité augmentée du point de vue à la fois de leur compréhension, mais également de leur sécurité. Enfin, nous décrirons les perspectives d’utilisation possible d’outils de réalité augmentée par les ergothérapeutes.

MATÉRIEL ET MÉTHODES

Pour connaître l’état de l’art à propos de l’application de la réalité augmentée dans le domaine des affections neurologiques, nous avons mené, entre août et septembre 2021, une recherche bibliographique grâce à deux bases de données électroniques : Pubmed (Medline) et ScienceDirect, comme décrit dans la figure 4.

Figure 4. Diagramme de flux du processus de sélection des études.

Nous avons utilisé les mots clés suivants pour notre recherche : “augmented reality”, relié successivement à chaque mot clé suivant par AND : “neurological”, “neurology”, “neurologic”, “disorientation”, “mild cognitive”, “aid”, “cognition”. Devant le nombre de résultats d’articles traitant notamment de la réalité virtuelle ou encore des autres domaines d’application de la réalité augmentée tels que la chirurgie ou l’apprentissage scolaire, nous avons ainsi décidé d’ajouter à ces mots clés : NOT “virtual reality”, “surgery”, “learning”. Nous avons ainsi répertorié 1 694 articles au total. Les critères d’inclusion utilisés étaient les suivants : (1) études présentant des résultats d’évaluation de dispositifs de réalité augmentée dans une population neurologique ; (2) réalisation d’une tâche de vie quotidienne ou de déplacements ; (3) OU articles traitant de la charge cognitive ; (4) OU acceptabilité ou acceptation des utilisateurs vis-à-vis de cette technologie. Cette analyse nous a permis de conserver un total de 45 articles à partir de l’analyse des titres et résumés. Après la lecture des articles complets, nous avons finalement retenu 13 articles (voir tableau 1). Les éléments clés relevés dans ces articles sont : la population de l’étude, le type d’outil utilisé, l’utilisation du dispositif en intérieur et/ou en extérieur ainsi que l’objectif de la tâche demandée aux participants. Les articles inclus dans l’analyse devaient être focalisés sur un outil de réalité augmentée et sur son application dans une population adulte présentant une affection neurologique. Les articles sur les sujets sains et sur l’utilisation de la réalité augmentée en milieu professionnel ont également été exclus de l’analyse ainsi que les articles traitant de la réalité augmentée comme moyen de rééducation. Cette recherche bibliographique a été effectuée par un auteur (MP) et la sélection des articles s’est faite par concertation entre deux auteurs (MP et MC).

 

Tableau 1. Résumé des données des études.

RÉSULTATS

Nous commençons la présentation de nos résultats par aborder les contextes de l’utilisation de la réalité augmentée chez des personnes présentant une pathologie neurologique. Dans un second temps, nous abordons l’acceptation de cette technologie auprès de ces populations. Nous avons choisi ces deux critères pour l’analyse de nos résultats, car il paraît important de faire un état des lieux des domaines d’utilisation de la réalité augmentée afin de pouvoir envisager son utilisation future dans le quotidien des ergothérapeutes. Évoquer l’acceptabilité des personnes face à la technologie de réalité augmentée est également primordial et nous permet de connaître l’engagement de l’utilisateur face à cette technologie qui ne cesse de se développer. La dernière partie de nos résultats traite de la charge cognitive de l’utilisateur sain lorsqu’il utilise un dispositif de réalité augmentée.

 

Utilisations retrouvées de dispositifs de réalité augmentée

Nous présentons dans cette partie les différentes utilisations possibles de la technologie de réalité augmentée ayant un intérêt pour la pratique des ergothérapeutes : l’utilisation de la réalité augmentée comme aide au maintien de l’autonomie de la personne au domicile et comme aide aux déplacements extérieurs.

La réalité augmentée comme aide complémentaire au maintien de l’autonomie à domicile

Afin de mieux évaluer l’efficacité sur le maintien de l’autonomie grâce à la technologie de réalité augmentée auprès des personnes âgées, ont été créés des scénarios reproduisant des activités de la vie quotidienne. Une des études s’intéresse à la réalisation d’une tâche de cuisine (Wolf et al., 2019), et compare la réalisation de la recette sur papier avec la technologie de réalité augmentée. Le nombre de sujets ayant réussi l’activité avec ou sans réalité augmentée est identique (sur six participants, un abandon avec recette papier et un avec réalité augmentée), mais avec un temps majoré pour la recette en réalité augmentée (en moyenne 36 minutes contre 28 minutes). Les participants ont été mieux guidés avec la réalité augmentée, en sollicitant moins l’aide de l’ergothérapeute encadrant les essais (quatre appels à l’aide contre six avec la recette en version papier). Des auteurs envisagent de créer un outil en RA qui guidera plus largement les utilisateurs dans la réalisation de plusieurs tâches du quotidien (Haidon et al., 2020). Ces scénarios guident l’utilisateur dans ses déplacements au domicile et l’aident dans la réalisation et l’enchaînement des activités de vie quotidienne. Dans la conception de cet outil, il est ici prévu d’intégrer les proches des utilisateurs dans la conception des scénarios.

La réalité augmentée comme aide aux déplacements extérieurs

La technologie de réalité augmentée tend à se développer vers une utilisation en extérieur, l’objectif principal étant de guider les utilisateurs sur un trajet par le biais d’informations diffusées à travers le dispositif. Deux études ont été menées sur des personnes présentant des troubles cognitifs légers (Mild Cognitive Impairment, MCI). Les résultats de ces études montrent la capacité pour les sujets de mener à bien les déplacements assistés par la technologie de réalité augmentée. Les études retenues dans notre analyse proposent différents types d’aide visuelle : le suivi d’un tracé GPS sur un smartphone (Hervas et al., 2014) ou des informations topographiques écrites par utilisation de Google Glass® (Sejunaite et al., 2017). Les utilisateurs ont davantage de difficulté à suivre les informations écrites, mais il est à noter que celles qu’utilise l’étude retrouvée peuvent être améliorées. Le suivi d’un tracé GPS est plus aisé, mais ne permet pas de rassurer pleinement les utilisateurs qui peuvent solliciter à plusieurs reprises les encadrants des essais, et même commettre des erreurs dans leurs trajectoires. Pour rassurer les futurs utilisateurs dans leurs déplacements, l’intégration des proches dans l’utilisation du dispositif de réalité augmentée rassure et encourage la personne à poursuivre son utilisation.

 

Acceptation de la technologie de réalité augmentée par l’utilisateur

Dans un contexte hospitalier, les thérapeutes font face à l’engagement de la personne dans sa rééducation et également dans le processus de préparation du retour à domicile (Gorman & Gustafsson, 2020). Plusieurs études se sont intéressées à l’avis des utilisateurs ayant participé à des recherches utilisant la réalité augmentée.

La revue narrative de littérature de Gorman et Gustafsson (2020) regroupe dix-huit études portant sur la rééducation des patients post-AVC. Ces études s’intéressent notamment à l’acceptabilité de l’outil de réalité augmentée par les utilisateurs en évaluant ce paramètre grâce à des questionnaires d’acceptabilité, tels que le System Usability Scale (SUS) ou Intrinsic Motivation Inventory (IMI) (Colomer et al., 2016). Les résultats nous montrent une amélioration de l’engagement des utilisateurs dans le processus de rééducation avec un dispositif de réalité augmentée. Lors de l’évolution de certaines pathologies chroniques telles que la maladie de Parkinson, les personnes souffrent parfois de troubles de la coordination motrice et/ou de l’articulation. Une étude (McNaney et al., 2014) s’est intéressée à l’intérêt pour ces personnes d’utiliser des lunettes de réalité augmentée (Google Glass®). Initialement, les participants se déclarent insatisfaits de leur rapport à la technologie en évoquant la trop grande sensibilité des smartphones et la non-compatibilité de ces dispositifs avec leur état de santé compte tenu de leurs tremblements. Le dispositif leur inspirant globalement confiance, les utilisateurs ont cependant reconnu avoir eu des difficultés pour utiliser le système de reconnaissance vocale et les auteurs ont remarqué un certain découragement de la part des participants du fait des difficultés d’élocution liées à la pathologie. Les participants ont apprécié la rapidité et la précision du dispositif Google Glass® pour la dictée à voix haute des SMS par exemple. Un participant a retiré le dispositif en extérieur face aux regards des autres. Le rôle de l’ergothérapeute reste essentiel dans le développement de l’outil de réalité augmentée intégrant des activités signifiantes pour la personne et ainsi de favoriser son engagement dans le processus de rééducation et de réadaptation.

L’acceptabilité de l’utilisation de la réalité augmentée pour des personnes souffrant de troubles cognitifs a été étudiée sur le plan de la stimulation et de la réadaptation cognitive. Des résultats ont démontré que ces technologies améliorent la qualité de vie et l’humeur et favorisent l’interaction sociale (D’Cunha et al., 2019). Si globalement les expériences en réalités virtuelles et augmentées ont été approuvées par les utilisateurs (Aruanno & Garzotto, 2019), certaines personnes ne les ont pas appréciées (les utilisateurs étaient gênés quand ils devaient porter le dispositif de réalité augmentée avec leurs lunettes). Les auteurs s’accordent à dire que les professionnels de santé ou encore l’entourage de l’utilisateur doivent être intégrés à la mise en place et à un accompagnement quotidien pour le dispositif de réalité augmentée.

 

Impact de l’utilisation d’un outil de réalité augmentée sur la charge cognitive et la sécurité de l’utilisateur

Dans plusieurs études, il est question de la sécurité de l’utilisateur lorsqu’il utilise un dispositif de réalité augmentée. Cependant, nous n’avons pas retrouvé d’étude ayant évalué la charge cognitive des utilisateurs présentant des troubles cognitifs lors de l’utilisation d’un dispositif de réalité augmentée. Chez les personnes atteintes de troubles cognitifs, la charge cognitive est davantage limitée que chez les sujets sains. Il nous semble important d’aborder l’aspect de la charge cognitive chez des sujets sains utilisant un dispositif de réalité augmentée pour envisager l’utilisation de la réalité augmentée chez des personnes présentant des troubles cognitifs. Nous présentons ici des résultats sur des sujets sains.

Une étude sur sujets sains, menée par Rovira et al. (2020), a évalué l’efficacité d’un système de guidage par iPad® en réalité augmentée ainsi que la sécurité des utilisateurs durant la réalisation du trajet. Les participants ont passé un temps important sur l’écran (86 % du temps du trajet), ce qui a impliqué des interventions pour prévenir les utilisateurs d’un choc avec une personne dans la rue. Chez certains sujets sains, a été observée une modification du schéma de marche (allongement du pas et modification de la cadence de marche) lorsqu’est utilisé un dispositif de réalité augmentée (Chan et al., 2019). Le phénomène d’absorption cognitive est décrit comme la dépendance à l’information fournie par le dispositif et la négligence de l’environnement de la personne. Ces études démontrent que la sécurité de l’utilisateur pouvait être compromise lors de l’utilisation d’un dispositif de réalité augmentée dans certaines conditions de déplacement.

Dans la réalisation d’une tâche minimale de réalité augmentée – les participants devaient réaliser une construction avec des pièces à positionner –, la conscience du monde réel pour l’utilisateur n’est pas perturbée (Aromaa et al., 2020). Lors de la réalisation d’une tâche de réalité augmentée plus complexe, a été observée une diminution des capacités attentionnelles chez des sujets sains lorsqu’ils réalisaient une activité de réalité augmentée en double tâche. Cela s’est traduit par une lenteur dans la recherche des cibles et une augmentation du temps de navigation. Ces résultats n’étaient pas corrélés à l’évaluation subjective des sujets, qui n’ont pas ressenti de majoration de leur charge cognitive lors de la réalisation de l’activité en double tâche (Nenna et al., 2021).

Une étude menée en 2018 par Peleg-Adler et al. a comparé deux populations, des adultes jeunes (entre 25 et 40 ans) et des adultes plus âgés (plus de 65 ans). Les deux populations ne présentaient pas de troubles cognitifs. L’objectif était d’observer le comportement des personnes âgées face à l’utilisation de la technologie de réalité augmentée. Les participants devaient planifier un itinéraire en bus avec une application utilisant la réalité augmentée, puis avec une application sans réalité augmentée. Bien que les participants plus âgés aient montré une vitesse d’exécution plus lente de la tâche, le taux d’erreur était significativement identique dans les deux groupes. Le groupe plus âgé a préféré l’expérience avec l’utilisation de la réalité augmentée, précisant avoir apprécié l’intuitivité et la convivialité de l’application.

DISCUSSION

En présence de pathologies neurodégénératives ou responsables de troubles cognitifs séquellaires après la survenue d’une lésion cérébrale, les ergothérapeutes accompagnent les personnes atteintes dans la compensation des incapacités, la réadaptation. La réalité augmentée se présente à la fois comme un support de stimulation quotidien, mais également comme un moyen de compensation.

L’intégration de la technologie de réalité augmentée dans le quotidien de la personne commence par une intégration dans son environnement proche, le domicile. La réalité augmentée peut être intégrée sous plusieurs aspects, allant de la promotion de l’activité physique jusqu’à l’organisation des tâches de vie quotidienne. Dans les études présentées précédemment, les participants ont globalement apprécié le dispositif de réalité augmentée, bien que certains utilisateurs aient trouvé le dispositif HoloLens® lourd (Wolf et al., 2019). Il reste primordial d’intégrer des tiers (famille, soignants, etc.) dans l’utilisation de la réalité augmentée. Ils pourront notamment accompagner les utilisateurs et aussi les motiver si besoin. La réalité augmentée en extérieur permet d’accompagner la personne dans ses déplacements. Il est également possible d’intégrer un suivi GPS lors des déplacements de l’utilisateur et ainsi de permettre à son entourage de suivre les déplacements réalisés en autonomie par la personne. Dans l’ensemble, les sujets de ces études ont la capacité de réaliser la tâche demandée, avec parfois le besoin d’être rassurés. Il est cependant évoqué à plusieurs reprises que, lors des expériences, les professionnels avaient eu besoin d’intervenir auprès des participants pour les prévenir d’une collision ou quand la personne avait fait une erreur de trajectoire. Les utilisateurs d’un dispositif de réalité augmentée sont parfois focalisés sur les informations données à travers l’écran utilisé pour la réalité augmentée et omettent ainsi des informations présentes dans l’environnement réel. Cette immersion dans le virtuel semble inconsciente pour les participants et compromet ainsi leur sécurité. Dans plusieurs études, l’acceptation du dispositif de réalité augmentée a été évaluée auprès des participants. Le constat est que la réalité augmentée autorise un meilleur engagement de la personne dans sa rééducation lorsqu’il s’agit d’un outil de rééducation. Il a également été observé une amélioration de l’humeur, de la qualité de vie et des retours d’expériences plus appréciés en réalité augmentée.

 

Perspective des résultats par rapport à la littérature

Perspectives chez une population avec des troubles neurologiques

Les études présentées dans la section « Résultats » ont été réalisées chez des personnes présentant des troubles cognitifs débutants. Ces troubles cognitifs sont plus ou moins sévères en fonction de l’évolution de la pathologie neurodégénérative ou de la sévérité de l’atteinte de la lésion cérébrale. Il est nécessaire d’étendre les recherches à des stades différents de troubles cognitifs afin de déterminer à quel moment la réalité augmentée apportera une aide en termes de support quotidien pour ces personnes. Chez les sujets sains, les différents dispositifs de réalité augmentée ont été dans l’ensemble bien tolérés. Les tâches demandées lors des expériences étaient quant à elles menées à leur terme. Afin de généraliser les conclusions de ces études, il serait intéressant de tester davantage les dispositifs de réalité augmentée avec une population présentant des troubles cognitifs. Si la majorité des études questionnent les participants concernant l’acceptation de l’outil qui a été utilisé lors des expériences, peu d’études s’intéressent cependant à la conscience que l’utilisateur a de son environnement réel lorsqu’il utilise le dispositif de réalité augmentée. Cette donnée serait intéressante pour déterminer quelle conscience il a de son environnement lorsqu’il utilise la technologie de réalité augmentée et encore plus s’il effectue une tâche de déplacement.

Dans notre dernière partie des résultats, les études présentées traitent de la charge cognitive, les recherches ont été menées sur des populations de sujets sains avec des dispositifs de réalité augmentée différents. Le concept de charge cognitive est lui aussi largement évoqué, bien que les études proposent des tâches différentes les unes des autres. Il est ainsi difficile méthodologiquement d’interpréter des résultats sur la charge cognitive compte tenu des conditions distinctes de chaque expérience (Buchner et al., 2021).

Certains résultats montrent la nécessité de l’intervention d’un tiers lors de la réalisation des expériences, pour prévenir d’un danger (collision) ou pour informer d’une erreur de la trajectoire empruntée. L’intervention d’un tiers ne permet pas d’évaluer la personne dans sa capacité à être critique de sa performance ou de s’adapter à la situation. Il semble primordial que le dispositif considère l’erreur dans la réalisation des trajets et qu’il s’adapte en proposant un nouvel itinéraire (faire demi-tour, intégrer le nouveau chemin connu ou non de la personne : plusieurs itinéraires peuvent être empruntés pour arriver à une même destination). L’introduction de signaux sonores pour faciliter la guidance des utilisateurs a été étudiée par Binetti et al. (2021). Celui-ci évoque l’intérêt d’ajouter des signaux auditifs aux aides visuelles afin de faciliter le repérage de cibles sur une tâche de réalité augmentée et ainsi de réduire la charge cognitive de l’utilisateur. L’aide auditive pallie également aux difficultés de placement des aides visuelles en profondeur1. Cependant, il est important de ne pas surcharger d’indices sensoriels l’utilisateur, au risque d’augmenter sa charge cognitive.

Perspectives d’utilisation de la réalité augmentée pour l’ergothérapie

Comme évoqué lors de l’introduction de notre article, la réalité augmentée a fait l’objet d’études sur son efficacité dans la rééducation des personnes atteintes de troubles moteurs dans le cadre d’une pathologie neurologique. Nous avons abordé ici la réalité augmentée sous l’angle d’un moyen de compensation, une aide technologique pouvant permettre le maintien de l’autonomie de la personne, souffrant de troubles cognitifs, dans son environnement. Ayant une approche exhaustive de la personne, l’ergothérapeute paraît le professionnel le plus indiqué pour participer au développement de ce type de technologie ; grâce à sa connaissance de la personne, il déterminera ses besoins.

Dans le processus de rééducation puis de réadaptation, l’ergothérapeute a la possibilité de proposer à la personne des mises en situation concrètes de la vie quotidienne. Chez une personne atteinte de troubles cognitifs, ces mises en situation mettent en évidence des difficultés exécutives de l’ordre de la gestion de la planification, de stratégies ou encore de double tâche. Dans le quotidien de l’ergothérapeute, l’utilisation de la réalité augmentée interviendra à ce moment, en déterminant les difficultés de la personne et en créant des séquences de tâches à réaliser afin de compenser les troubles cognitifs. En pratique clinique, nous envisageons la mise en place de la réalité augmentée comme aide aux déplacements en paramétrant en amont les trajets à réaliser par la personne ; elle est ainsi guidée par des informations visuelles (ex. : flèches). Au domicile, la réalité augmentée peut par exemple guider une personne dans la réalisation d’une recette de cuisine, en indiquant en 3D les ingrédients ainsi que les étapes à suivre.

Les études actuelles n’établissent pas, pour le moment, un lien solide entre la réalité augmentée et le maintien de l’autonomie à domicile. Il faudra davantage de recherches centrées sur la personne et ses besoins pour prouver son utilisation chez des personnes atteintes de troubles cognitifs.

 

Limites

Notre travail de recherche et de rédaction de cette revue narrative de littérature avait pour objectif de résumer et d’analyser l’état de la littérature dans l’apport des aides technologiques en réalité augmentée dans le domaine de la neurologie, afin de donner des perspectives sur leur future utilisation par des ergothérapeutes en pratique clinique avec leurs patients. La majorité des études que nous avons analysées s’appliquent à une population de personnes âgées. Beaucoup d’outils présentés dans la littérature ont été expérimentés sur une population de sujets sains, ou les articles sont limités à une base de réflexion et non testés sur une population, et la discussion de ces articles a ensuite extrapolé sur une application chez des patients présentant une affection neurologique. Il existe actuellement dans la littérature internationale un manque d’homogénéité concernant la définition de ce qu’est un outil de réalité augmentée, ainsi qu’une confusion dans certains articles entre les termes « réalité virtuelle » et « réalité augmentée ». Dans notre revue, nous n’avons inclus les articles que si les outils de réalité augmentée décrits correspondent à la définition et l’application au domaine cognitif de D’Cunha et al. donnée en 2019. Mais il existe d’autres définitions de la réalité augmentée, comme celle d’Azuma et al. (2001), qui considère qu’un outil de réalité augmentée doit : (a) combiner des objets réels et virtuels dans un environnement réel ; (b) fonctionner de manière interactive et en temps réel ; (c) enregistrer (aligner) les objets réels et virtuels les uns avec les autres, ce qui est plus restrictif et ne correspond pas exactement à la définition que nous avons retenue. Les exemples d’utilisation pour cette définition renvoient à la visualisation médicale, à la maintenance et à la réparation d’objets complexes, ainsi qu’à l’annotation et à la planification de trajets.

CONCLUSION

Cette revue narrative de littérature a mis en évidence l’intérêt de l’intégration de la technologie de réalité augmentée pour une population présentant des troubles cognitifs, et plus spécifiquement celui d’apporter une aide lors de leurs déplacements. Cette technologie continue de se développer de façon exponentielle et les ergothérapeutes semblent avoir une place à tenir dans ce processus de développement ainsi que dans l’application des outils de réalité augmentée. La mise en place en pratique clinique de cet outil permettra aux ergothérapeutes de cibler leur intervention en partenariat avec les patients, dans l’objectif d’augmenter leur rendement occupationnel.

REMERCIEMENTS

Nous remercions la Direction de la recherche et de l’innovation du CHU de Rennes, le CHU de Rennes et l’Institut des neurosciences cliniques de Rennes (INCR) pour leur soutien dans la réalisation du projet ARIADE2.

 

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Pour référencer cet article

Perrier, M., Pillette, L., Normand, J.-M., Lécuyer, A., Moreau, G., & Cogné, M. (2022). Apport de la réalité augmentée comme aide technologique pour le maintien de l’autonomie de personnes présentant une maladie neurologique : revue narrative de la littérature. ErgOThérapies, 86, 7-18.


Article rédigé par :
  • Manon Perrier

    Ergothérapeute DE
    Service de médecine physique
    et de réadaptation – CHU de Rennes
    2, rue Henri-le-Guilloux
    35000 Rennes, France
    manon.perrier@chu-rennes.fr


  • Léa Pillette

    Docteur en informatique
    École centrale de Nantes (AAU), France
    & Inria (Univ. Rennes, IRISA, CNRS),
    France
    lea.pillette@ensc.fr


  • Jean-Marie Normand

    Enseignant-chercheur
    École centrale de Nantes (AAU), France
    & Inria (Univ. Rennes, IRISA, CNRS)
    France
    jean-marie.normand@ec-nantes.fr


  • Anatole Lécuyer

    Directeur de recherche Inria
    Inria (Univ. Rennes, IRISA, CNRS), France
    anatole.lecuyer@inria.fr


  • Guillaume Moreau

    Enseignant-chercheur
    IMT Atlantique (Lab-STICC), France
    & Inria (IRISA, CNRS), France
    guillaume.moreau@imt-atlantique.fr


  • Mélanie Cogné

    Médecin MPR
    Service de médecine physique
    et de réadaptation – CHU de Rennes
    & Inria (Univ. Rennes, IRISA, CNRS), France
    melanie.cogne@chu-rennes.fr


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